Lionel Duparay Vous avez récemment rappelé avec force l'importance, pour mieux protéger nos filières industrielles, d'une forme de préférence européenne, puisque certains pays non européens subventionnent massivement leur propre industrie, imposent des normes bien plus faibles et appliquent leurs lois au-delà de leurs frontières. Sans oublier, bien entendu la folie fiscale qui, dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2026, conduit à alourdir encore la charge de nos entreprises - lesquelles assument déjà l'une des fiscalités les plus lourdes d'Europe -, au moment même où elles doivent investir, innover, recruter, pour résister et se développer sur le marché mondial.
Aucune grande entreprise ne s'est développée sans trouver sur son propre sol un équilibre économique, des soutiens, un terreau fertile. Certes, il convient de partager la valeur créée, mais si nous asséchons la création de la valeur, nous n'aurons plus à partager que nos larmes ! Aussi, comment le gouvernement entend-il à court, moyen et long terme mettre en cohérence les orientations que vous défendez, que nous soutenons, en faveur de la préférence européenne, afin de protéger durablement notre industrie, nos emplois, notre souveraineté économique ?