Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur . Merci pour votre question et pour le rappel des faits. Le 20 octobre, le préfet du Morbihan a interdit une manifestation déclarée par le collectif la Digue et prévue le 25 octobre dans le centre-ville de Lorient. Bien que présentée comme un hommage aux victimes civiles des bombardements de 1942, cette manifestation – comme vous l'avez rappelé s'agissant d'autres faits – visait un but politique et idéologique identitaire, s'inscrivant dans la mouvance de l'ultradroite radicale.
L'arrêté d'interdiction se fondait sur les risques caractérisés de troubles à l'ordre public, tenant à la radicalité du collectif. Le préfet avait estimé que l'interdiction constituait une mesure nécessaire, adaptée et proportionnée aux circonstances locales, compte tenu du choix du parcours, de la forte fréquentation du samedi après-midi, de la période de vacances scolaires et de la limitation des moyens disponibles, tant en effectifs de police qu'en capacités d'organisation.
Le jour prévu de la marche, aucune mobilisation du collectif n'a eu lieu. Près de 200 personnes se sont rassemblées place Glotin, à l'appel d'un collectif antifasciste du Morbihan, dans le cadre d'un rassemblement non déclaré. Cette manifestation, elle, n'a fait l'objet d'aucun incident notable.
Monsieur le député, soyez assuré que le gouvernement sera ferme à l'encontre de toute association, quelle que soit sa mouvance, si elle trouble l'ordre public, se rend coupable de dégradations et d'agressions. Les discriminations ne sont pas une opinion, mais un délit.