Jonathan Gery Ma question s'adresse à M. le ministre de l'économie et des finances.
C'est depuis le terrain, depuis les ateliers de nos artisans, depuis les boutiques de nos commerçants, depuis les locaux de nos chefs d'entreprise du Rhône que je viens vous interpeller car dans mon département, la situation économique est devenue critique. Les liquidations judiciaires récentes de l'entreprise Bonnard et du chantier naval Meta à Tarare ainsi que la fermeture de Blédina à Villefranche-sur-Saône illustrent, à elles seules, l'échec de votre politique. Au troisième trimestre, le Rhône a enregistré plus de 500 défaillances d'entreprises, près d'un tiers des faillites de la région, soit plus 20 % en un an. Dans la construction, dans le commerce et dans les services, c'est tout un tissu économique qui se délite. Et cette réalité locale reflète la situation nationale.
Selon la Banque de France, près de 70 000 défaillances d'entreprises ont été recensées sur douze mois, les micros et petites entreprises en concentrent plus de 60 000, tous les secteurs plongent. Et vous nous parlez de stabilisation ?
La vérité, c'est que vous avez déversé un déluge de taxes et de normes sur un tissu productif déjà épuisé. Sous couvert de modernité et de start-up nation, vous avez sapé les filières d'excellence françaises : le nucléaire, l'agriculture, la santé, l'automobile et la construction. Résultat : la France qui travaille recule, étranglée par vos impôts, par vos normes et par votre incompétence. Les entrepreneurs ne réclament pas des aides ponctuelles : ils veulent seulement travailler, investir et recruter sans être étouffés par la bureaucratie.
Alors je vous le demande solennellement, monsieur le ministre : allez-vous, oui ou non, soutenir notre proposition de baisser les impôts de production pour redonner de l'oxygène à nos entreprises et à la France qui travaille ?