Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger . La situation demeure tragique à Gaza, vous avez raison de le rappeler. Le chemin vers la paix est encore long, mais on avance vers une solution politique durable. Le cessez-le-feu demeure fragile et l'aide humanitaire est encore très largement insuffisante. La semaine dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution visant à mettre en œuvre le plan de paix américain. La France a soutenu cette résolution parce que notre objectif est le retour à Gaza d'une autorité palestinienne réformée et l'établissement d'un État palestinien vivant en paix et en sécurité aux côtés d'Israël, conformément à la déclaration qui a été adoptée aux Nations unies en septembre à l'initiative de la France.
Trois priorités guident nos actions ; la première est humanitaire, la seconde sécuritaire et la troisième a trait à la gouvernance.
La priorité humanitaire, c'est que les opérations doivent reprendre massivement et sans entrave sous l'égide des Nations unies et des organisations internationales pour répondre à la détresse de la population de Gaza. Le président de la République a annoncé une contribution humanitaire et des livraisons de fret d'urgence. Les livraisons ont repris. Les restrictions à l'acheminement doivent être levées parce que, comme je vous le disais, l'aide humanitaire reste insuffisante.
La deuxième priorité, c'est évidemment la sécurité. Une force internationale de stabilisation sera déployée aux côtés de l'Autorité palestinienne. L'objectif est de garantir le cessez-le-feu, de contribuer au désarmement du Hamas et des groupes armés et de préparer le retour de l'Autorité palestinienne à Gaza. La France contribuera au renforcement des forces de sécurité palestiniennes à travers les missions EU BAM Rafah et Eupol Copps, dont le mandat a été étendu et renforcé.
La troisième priorité concerne la gouvernance. La résolution du Conseil prévoit un conseil pour la paix – board of peace – et un comité technique avec des personnalités palestiniennes. De son côté, la France instituera un comité franco-palestinien pour accompagner les réformes que l'Autorité palestinienne s'est engagée à mettre en œuvre et pour consolider l'État de la Palestine dans tous ses aspects juridiques, constitutionnels et institutionnels. Nous contribuerons au centre de coordination…