Rachida Dati, ministre . Jamais, donc, le président de la République ni le gouvernement n'ont émis l'idée ni formulé la moindre proposition d'une labellisation des médias par l'État. J'espère que c'est clair et net.
Nous faisons face aujourd'hui à un défi. Nos médias traditionnels, qu'ils soient d'ailleurs de droite ou de gauche, sont confrontés à la prégnance de plus en plus forte des réseaux sociaux mais aussi des influences étrangères dans le débat public. Ils sont le réceptacle de contenus viraux qui ne respectent rien, pas même la déontologie journalistique.
Nos médias traditionnels, d'un bord politique ou de l'autre, résistent face à ces bouleversements. Notre rôle est de les aider à maintenir leur exigence déontologique et journalistique. En revanche, jamais l'État ni le gouvernement n'auraient l'idée de labelliser des médias.
Certains groupes de presse, par exemple Ebra, ont décidé de recourir à une procédure de certification – mais à leur initiative et non à celle de l'État.
Je vous remercie donc de m'avoir permis de rétablir la réalité des faits en m'exprimant en toute liberté – n'est-ce pas, monsieur Cordier ?