Aurélien Le Coq Le Jeudi 27 novembre, lors de la niche de La France insoumise, l'Assemblée nationale a adopté, pour la première fois depuis 1982, une loi de nationalisation, en l'occurrence celle d'ArcelorMittal.
Ce vote a été obtenu malgré l'obstruction honteuse du Rassemblement national, bras armé des actionnaires, ennemi de toujours de la classe ouvrière, qui renouait ainsi avec la tradition d'une extrême droite briseuse de grève.
Ce vote est le résultat de deux ans de lutte des ouvriers sidérurgistes de Dunkerque, Fos-sur-Mer, Florange et d'autres sites. Une lutte pleine de sacrifices, entre les petits matins dans le froid des piquets et les fins de mois de grève pendant lesquels il devient difficile de se nourrir.
Cette proposition de loi est la leur. Elle est celle des familles de métallos, de génération en génération, aux corps brisés par le travail de l'acier.
Depuis jeudi, un vent d'espoir souffle dans toutes les industries du pays. Les ouvriers relèvent la tête. Les sidérurgistes, trahis par Sarkozy à Gandrange, puis par Hollande à Florange, pourraient enfin retrouver leur dignité.