Natalia Pouzyreff Ma question, à laquelle j'associe M. Gabriel Attal, président du groupe d'amitié France-Ukraine, s'adresse au ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Hier, le président ukrainien était une nouvelle fois reçu à Paris par le président de la République. Ils se sont longuement entretenus avant d'échanger avec les principaux dirigeants européens et avec les négociateurs en chef américain et ukrainien.
Le chef de l'État a notamment réaffirmé que les garanties de sécurité ne pouvaient être discutées ni négociées sans les Ukrainiens ni les Européens.
Cette rencontre s'inscrit dans la continuité du plan de l'administration Trump en vingt-huit points, inacceptable en l'état, des contre-propositions européennes de Genève et des négociations menées dimanche, à Miami, entre le secrétaire d'État américain et le chef de la délégation ukrainienne.
Pendant ce temps, la Russie se réarme massivement et poursuit ses attaques en bombardant les populations civiles en Ukraine.
Il faut aussi se souvenir que, depuis février 2022, quatre journalistes français ont péri sur la ligne de front dans l'exercice de leurs fonctions. Le 3 octobre, le photojournaliste Antoni Lallican aurait ainsi été ciblé volontairement malgré son gilet « presse ». Je souhaite ici leur rendre hommage.
Aussi peut-on s'interroger sur la volonté réelle de la Russie d'avancer sur le chemin d'une paix juste et durable.
Dans ce contexte, et alors que des discussions entre les États-Unis et la coalition des volontaires sont prévues dans les prochains jours et que la délégation américaine se trouve aujourd'hui à Moscou, pouvez-vous revenir sur l'état des négociations ? En l'absence de cessez-le-feu, quels sont les leviers envisagés par la France et par ses partenaires européens pour maintenir la pression sur le Kremlin ?