Jean-Pierre Farandou, ministre . Les partenaires sociaux se réuniront vendredi prochain en séance plénière, au Conseil économique, social et environnemental, autour de trois thèmes principaux. Il s'agit d'abord de travailler mieux – d'améliorer la prévention des risques professionnels, de prendre en considération la pénibilité et les conditions de travail, car c'est peut-être l'angle mort des deux réformes précédentes. Il sera aussi question de l'emploi, de la productivité et de la compétitivité. Les entreprises le demandent : nous sommes prêts à y travailler. Il y a bien sûr un lien évident et direct entre travail, emploi et compétitivité de nos entreprises. Et puis on abordera les thèmes qui me sont chers : la promotion interne, le parcours professionnel. Qu'est-ce qui fait que l'on reste en forme jusqu'à la fin de sa carrière ? Voilà une manière peut-être un peu plus moderne d'aborder cette dernière partie du parcours.
Les partenaires sociaux ont toute leur place pour discuter de ces sujets. Ils n'ont pas été très loin par le passé d'aboutir à une conclusion partagée, peut-être y arriveront-ils ce coup-ci dans la mesure où on leur laisse le temps de discuter et de dialoguer en élargissant les thèmes du débat.
En fait, cette conférence nationale vise à redonner un espoir au dialogue social. C'est important parce qu'on a besoin d'apaisement, de prendre le temps du débat. C'est d'ailleurs un des points positifs de la suspension de la réforme des retraites – dont nous allons peut-être parler cet après-midi – que de permettre le retour de ce temps du dialogue social et du débat politique. Vous l'avez dit : certains partis s'emparent déjà du sujet et font des propositions, assez innovantes il est vrai, pour réformer le système de retraite.
Sur des sujets aussi lourds, le temps de la discussion est important ; il faut en approfondir toutes les facettes. On voit bien que la convergence entre les Français n'est pas suffisante sur la question de l'avenir du système de retraite, mais espérons que dans les mois qui viennent, et par le dialogue social, et par le débat politique, nous arrivions à donner aux Françaises et aux Français le régime de retraite qu'ils attendent.