Andy Kerbrat Hier, le tribunal administratif de Paris a tranché : l'État est coupable. Coupable de carence fautive, coupable de violer la loi de 2001 sur l'éducation à la sexualité. C'est toute une génération qui a été sacrifiée par puritanisme. Cette victoire du Planning familial, de Sidaction et de SOS homophobie, présents dans les tribunes, est un camouflet pour les gouvernements successifs.
L'inaction a un prix : celui de la santé des plus jeunes. En dix ans, les contaminations au VIH des 15-24 ans ont bondi de 41 %. Pendant que l'école de la République se tait, les algorithmes parlent. Le vide laissé dans nos classes est rempli par des influenceurs masculinistes, qui prêchent la culture du viol et le refus de toute protection. Le résultat est brutal : l'épidémie repart et l'objectif de l'éradiquer en 2030 s'éloigne.
Les associations et les professionnels sont unanimes pour souligner l'urgence à renforcer l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Les séances d'Evars constituent le levier le plus solide pour lutter contre les idées reçues. Mais vous tremblez encore devant les torchons de l'extrême droite, qui hurlent à l'embrigadement des enfants !