Sébastien Lecornu, premier ministre . On sait que les questions énergétiques touchent à d'importants flux financiers – plusieurs milliards d'euros – dans les domaines des énergies renouvelables et du nucléaire.
Sur le fond, je constate que se répand dans tout Paris une rumeur selon laquelle le gouvernement voudrait appliquer un moratoire sur les énergies renouvelables. Je tiens à la démentir : aucun moratoire n'est prévu, encore moins un moratoire qui s'appliquerait aux énergies renouvelables qui s'appuient sur des filières industrielles sur lesquelles la France est souveraine et que nous avons toutes et tous cherché à développer depuis de nombreuses années.
En tant que Normand, je pourrais toutes les citer – éolien en mer, solaire, géothermie… – mais nous aurons l'occasion d'y revenir. Dans tous les cas, je veux que cette rumeur cesse.
Nous disposons depuis aujourd'hui du rapport de RTE sur la consommation d'énergie et les différents scénarios préconisés pour les années à venir. C'est sur cette base que je souhaite que les négociations de la PPE redémarrent, non pas pour en revoir les objectifs – j'en profite pour le dire – mais pour accélérer l'électrification décarbonée du pays. Notre dépendance aux énergies fossiles, notamment au gaz, est trop importante, ce qui n'est pas sans poser de difficultés et soulève d'importants enjeux de souveraineté. On ne peut pas dépendre d'un gaz désormais importé d'un autre continent.