Eric Liégeon L'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui menace actuellement les élevages bovins suscite de grandes inquiétudes dans les territoires d'élevage. Les récents abattages de troupeaux entraînent de vives réactions dans le monde agricole et ont suscité depuis plusieurs jours de nombreuses mobilisations.
Le dépeuplement des troupeaux touchés par la maladie est un événement dramatique pour un éleveur, qui voit l'outil de travail de plusieurs générations anéanti ; c'est une situation extrêmement douloureuse qui a de lourdes conséquences économiques, sociales et psychologiques. En tant qu'éleveur et au nom du groupe Droite républicaine, je veux ici apporter tout mon soutien à mes collègues agriculteurs et leur dire combien je comprends leur détresse. Le dialogue avec les acteurs sanitaires, les éleveurs et les professionnels est indispensable pour gérer cette crise.
Le protocole sanitaire instauré dès l'été, au moment de l'apparition des premiers cas dans les Savoies, a démontré son efficacité. La surveillance des troupeaux, la vaccination et l'abattage des cheptels touchés ont permis de contenir la propagation de la maladie. Les éleveurs concernés en reconnaissent désormais eux-mêmes les résultats, malgré la dureté des mesures, et certains ont déjà pu repeupler leurs troupeaux. Les nouveaux cas récemment apparus sur le territoire ne font qu'augmenter l'inquiétude.
Pour éviter la propagation de cette maladie hautement contagieuse, nous avons besoin d'un protocole clair et scientifiquement étayé. Un bon nombre des éleveurs que je rencontre comprend la stratégie déployée ; ils se disent fatigués des discours d'experts en DNC autoproclamés. Instrumentaliser cette menace est irresponsable et alimente la confusion.
Madame la ministre de l'agriculture, comment le gouvernement compte-t-il renforcer la stratégie sanitaire pour faire face à cette crise d'ampleur ? Les éleveurs ont réellement besoin d'être rassurés, d'autant qu'à cette crise s'ajoute l'inquiétude liée à l'accord avec le Mercosur, accord que vous avez toujours combattu.