Eddy Casterman Je veux porter devant la représentation nationale la colère des maîtres-ouvriers de la Fonderie de Sougland. Cette entreprise, la plus ancienne des Hauts-de-France – elle a été créée sous François Ier –, fait la fierté de la Thiérache et de l'Aisne.
Ce monument de notre patrimoine industriel, qui a survécu aux convulsions de l'histoire, à la grande dépression de 1929, à deux guerres mondiales et même au quinquennat socialiste de François Hollande, est aujourd'hui menacé par les déboires du macronisme finissant.
La signature du crime ? Un simple acronyme, ACI – la si mal nommée Alliance des compétences industrielles. Ce groupe, qui a berné tous les grands de Bercy jusqu'au ministre Ferracci, n'est rien d'autre qu'une énième arnaque qui provoque une catastrophe industrielle.
Malgré les alertes de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, votre gouvernement n'a pas voulu voir le fiasco annoncé : le groupe, surendetté, a été placé en redressement judiciaire, une enquête pénale a été ouverte, des salaires n'ont pas été versés et 1 300 emplois sont menacés.
Ce désastre s'ajoute à la litanie des fermetures d'usines qui n'épargnent plus aucun territoire : Brandt et ses 700 salariés, que vous avez trahis, ArcelorMittal, NovAsco, Teisseire ou encore Erasteel.
Ces coups de poignards dans le dos de nos forces productives sont la conséquence de votre soumission à la folie normative et fiscale et au prix prohibitif de l'énergie et à votre apathie douanière face au dumping chinois.
Monsieur le premier ministre, combien de temps refuserez-vous d'entendre la proposition de Marine Le Pen, qui appelle à créer un véritable fonds souverain français, capable d'inciter les épargnants français à investir durablement dans les bases industrielles françaises ? Quand déclarerez-vous l'état d'urgence industriel de la France ?