Tristan Lahais Ma question s'adresse à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Nous avons assisté jeudi dernier, en Ille-et-Vilaine, à des événements inacceptables : des syndicats agricoles ont empêché la réunion de la commission locale de l'eau et poursuivi leur mobilisation par des actions d'intimidation à Rennes. Leur colère vise le nouveau schéma d'aménagement et de gestion de l'eau, en révision depuis trois ans, qui doit désormais être adopté. Alors que seulement 8 % des cours d'eau de ce territoire sont en bon état, vous n'ignorez pas qu'une réglementation renforcée est indispensable. Une mesure en particulier cristallise l'opposition de ces syndicats : l'interdiction, d'ici à 2029, des herbicides du maïs sur les parcelles à forte pente et près des zones de captage d'eau potable prioritaires.
Ces événements sont intolérables. Ils constituent un coup de force inacceptable, une attaque en règle contre la démocratie et la santé publique. Les préoccupations de ceux qui nous nourrissent au quotidien sont légitimes ; celles qui ont trait à l'environnement, à la santé publique, le sont tout autant. En outre, ce document est le fruit d'un compromis entre l'ensemble des parties prenantes : élus locaux mais aussi représentants du monde agricole, associations, etc.
Depuis des mois, madame la ministre, nous nous éloignons de l'accord de Paris, dont nous venons pourtant de célébrer le 10e anniversaire. Dans les heures à venir, l'adoption probable par le Parlement européen du paquet législatif dit Omnibus VII va établir un perpétuel blanc-seing à l'utilisation des pesticides.