Sophia Chikirou Madame la ministre de la jeunesse, le pire est arrivé : l'été dernier, trois enfants confiés à des centres de loisirs sont morts. À Paris, des dizaines de plaintes pour agressions sexuelles ont été déposées à la suite de faits commis dans un contexte périscolaire ; à l'heure où je prends la parole, des centaines d'animateurs et de parents d'élèves manifestent devant la mairie de Paris. Le périscolaire relève d'un cadre national dont vous, madame la ministre, avez la tutelle. On ne vous a pas entendue vous exprimer au sujet de la situation dramatique de ce secteur, que ce soit à Paris ou dans le reste du pays – à Nantes comme dans l'Essonne, les problèmes sont pourtant du même ordre. Ce que dénoncent les manifestants, ce sont l'abandon, l'inaction et du gouvernement et de la mairie de Paris. Alors que le pire est arrivé, votre silence trahit votre désintérêt.
Croyez-vous pouvoir vous laver les mains de ces mises en danger de la vie de nos enfants ? En 2021, les assises de l'animation révélaient l'ampleur du danger. Qu'avez-vous fait depuis ? La Ville de Paris et l'État sont coresponsables ; c'est pourquoi je réclame une commission d'enquête sur les dysfonctionnements et les responsabilités de l'État et des villes.
Après des semaines de silence assourdissant, dites aux parents et aux agents publics ce que votre gouvernement compte faire pour aider les communes à recruter, à former et à titulariser les animateurs du périscolaire. Comptez-vous soutenir les collectivités territoriales dans leur travail d'éducation communale pour augmenter les salaires, renforcer les contrôles et l'encadrement ou encore pour assurer l'accueil des enfants à besoins particuliers ?