Jean-Didier Berger Ma question s'adresse à Mme la ministre du budget.
Depuis le début de cette séquence budgétaire, nous avons eu, le président Wauquiez et mes collègues de la droite républicaine, une attitude constante, claire et responsable : éviter le blocage institutionnel, mais refuser toute augmentation d'impôts dans le pays déjà le plus fiscalisé du monde. La Cour des comptes a été claire sur le sujet. Certes, monsieur le premier ministre, 2025 marque le début du redressement des comptes publics… mais à 100 % par l'augmentation de la fiscalité et à 0 % par la baisse de la dépense publique.
La France qui travaille, qui entreprend, n'en peut plus ! Elle voit chaque année l'État augmenter les prélèvements obligatoires sans résultats significatifs sur le service public. Plus les déficits augmentent, plus l'État augmente les impôts ; plus il augmente les impôts, plus les Français épargnent ; moins les Français consomment, moins il y a de croissance et plus il y a de déficit. Il est urgent de sortir de ce cercle vicieux.
Vous venez de parler de décalage horaire, mais il n'y en a pas dans cette grande alliance que forment le parti socialiste et le Rassemblement national, qui votent main dans la main tous les impôts supplémentaires. Alors que nous, la droite républicaine, nous avons obtenu un maximum de victoires pour nettoyer un maximum d'impôts afin de protéger les Français qui travaillent, les entreprises, les retraités, des augmentations prévues sur les chèques vacances, les chèques restaurants, l'épargne et les pensions alimentaires ; en contrepartie, nous avons proposé des baisses de dépenses publiques importantes sur l'État, les agences et l'immigration. Nous avons aussi proposé l'allocation sociale unique plafonnée, pour que les revenus du travail rémunèrent toujours davantage que ceux de l'assistance.
Madame la ministre, ma question sera la suivante : oserez-vous enfin, en 2026, la baisse de la dépense publique ?