Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. Ce budget de la sécurité sociale, dont vous regrettez l'adoption, prévoit un relèvement de l'Ondam à 3,1 %. Cela signifie que les dépenses d'assurance maladie permettent d'avoir des tarifs hospitaliers stables au 1er janvier. Vous ne l'avez pas voté. J'ajoute qu'il crée aussi un congé supplémentaire de naissance.
À l'instant, sur Twitter, votre président de groupe vient de dénoncer le fait que nous n'écoutons pas assez les médecins. Pourtant, ce budget prévoit 340 millions d'euros de crédits pour revaloriser leur rémunération.
Je le dis avec gravité et humilité : la démographie médicale actuelle, qui rend difficile l'accès aux soins, est le fruit des décisions prises au cours des dernières années.
Nous avons besoin de l'ensemble des médecins de ce pays, qu'ils soient salariés ou libéraux. Si nous devons être à leur écoute, nous devons aussi maîtriser les dépenses de l'assurance maladie, qui finance notre protection sociale. Autrement, nous ne pourrons plus protéger les Français.
Dans cette situation, il y a les gens qui font des discours, comme vous, et il y a ceux qui font face à la réalité et qui essayent d'avancer, de tirer le meilleur des mesures prévues par ce budget de compromis.
Vous me demandez si nous envisageons des mesures coercitives. Je vous propose d'aller voir ces mêmes médecins que votre président de groupe défend sur Twitter, et de leur parler de coercition : ils seront ravis d'entendre cette proposition !
Nous devons être aux côtés des professionnels de santé, parce que nous avons besoin d'eux pour accompagner le vieillissement de la population.