Pieyre-Alexandre AngladeAujourd'hui, les pays européens alliés de l'Ukraine et des émissaires américains se retrouvent à Paris, autour du président de la République, pour un nouveau sommet de la coalition des volontaires. Dans le brouillard qui accompagne ces négociations, nous défendons avec Gabriel Attal plusieurs priorités pour l'Ukraine.
D'abord, nous voulons une paix juste et durable en Ukraine, et la sécurité pour l'Europe. Dans ce cadre, nous soutenons des garanties de sécurité robustes, en commençant par le renforcement significatif des forces armées ukrainiennes, premier rempart face à la Russie.
Ensuite, une fois qu'un cessez-le-feu aura été obtenu, nous demandons le déploiement d'une force multilatérale conduite par les Européens, pour sécuriser l'Ukraine et l'Europe et s'assurer du respect du cessez-le-feu.
Enfin, parce qu'il ne peut y avoir de paix juste sans justice, nous appelons à utiliser les actifs russes gelés pour compenser les dommages subis par l'Ukraine et soutenir sa reconstruction.
Reconnaissons-le, le contexte international est bien sombre. La Russie poursuit la guerre en Ukraine et renforce sa guerre hybride contre tous les pays européens. La Chine mène une guerre économique contre les entreprises européennes. Quant aux États-Unis d'Amérique, ils attaquent notre indépendance. Nous l'avons vu dans le domaine du numérique, avec les sanctions qui ont frappé Thierry Breton.
S'agissant maintenant du Groenland, disons-le là aussi clairement : toute l'Europe, ses institutions, les capitales des Vingt-Sept, doivent se tenir aux côtés du Danemark. Cela ne doit pas seulement passer par des communiqués, certes nécessaires. Il faut aussi apporter notre soutien sur place, sans quoi le président Trump s'emparera du Groenland – nous avons été prévenus.
Soyons lucides : toutes ces urgences ne représentent pas simplement un mauvais moment à passer. Il s'agit de la nouvelle réalité brutale du monde dans lequel nous vivons. C'est pourquoi nous n'avons pas d'autre chemin que celui de la puissance européenne. Face aux empires hostiles, une Europe faible et divisée se fera piétiner.
Aussi, pouvez-vous nous dire où en sont les négociations de paix en Ukraine et comment le gouvernement entend préparer les Français aux chocs à venir ?