Nicolas BonnetMadame la ministre de la transition écologique, en décembre dernier, la nouvelle version de la stratégie nationale bas-carbone, la SNBC, a été publiée. C'est une bonne nouvelle même si, au vu de l'urgence à agir, on ne peut que déplorer qu'elle arrive avec trois ans de retard. Si les intentions affichées sont louables, comment ne pas y voir un décalage avec les politiques menées depuis huit ans ?
Pour les transports, le premier secteur d'émissions en France, l'objectif est de réduire les émissions d'un quart d'ici 2030, c'est-à-dire demain, alors que leur niveau stagne depuis des années. Des investissements massifs dans le ferroviaire et l'électrification des voitures et des poids lourds seraient indispensables pour inverser la tendance.
Pour l'agriculture, les leviers identifiés sont les bons : soutenir l'agriculture biologique et favoriser le pâturage des bovins. Pourtant, rien n'a été fait pour aller dans ce sens. Ce n'est pas la loi Duplomb qui apportera la moindre solution. Quant à l'accord avec le Mercosur, il ne fera qu'aggraver la situation.