Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Monsieur le député Sylvain Berrios, je vous reconnais bien dans la diversité des sujets sur lesquels porte votre question. Il ne m'appartient pas de répondre à la demande précise par laquelle vous avez terminé, mais la réponse de ma collègue Amélie de Montchalin sur l'évolution de la question budgétaire me paraît très claire.
En un mot, je vous rejoins : nous sommes dans un monde en pleine tension. Comme je l'ai dit lors de ma réponse à Mme la députée Clémentine Autain, il y va du respect ou non de nos valeurs fondamentales, du droit international, de la primauté du droit des peuples à disposer de leur avenir eux-mêmes et non sous la pression, voire sous la direction, d'une puissance extérieure. Ces situations, auxquelles nous pourrions ajouter le débat sur le Groenland, qui pour l'instant ne se traduit pas dans les faits, doivent conduire l'Union européenne à renforcer sa solidarité et sa capacité de défense – de ce point de vue, la France est motrice –, notamment en participant à l'effort de réassurance le jour où un accord de paix, ou du moins un cessez-le-feu, sera intervenu en Ukraine. Cette destination est désormais la nôtre ; nous devons la construire.
Comme le prouve la réunion de la coalition des volontaires, qui a rassemblé hier à l'Élysée les représentants de trente-cinq États, dont vingt-sept chefs d'État ou de gouvernement, la France promeut le renforcement de la solidarité européenne et elle continuera de le faire, afin que nous puissions peser tant en matière de sécurité que sur le plan économique et commercial, tout en agissant résolument dans le cadre de l'ONU en faveur du multilatéralisme, du respect de l'État de droit et du droit international.