Constance Le Grip Un massacre, un bain de sang, c'est une tuerie massive qu'un régime est en train de perpétrer contre son propre peuple. Il s'agit bien sûr du régime en place à Téhéran depuis quarante-sept ans, celui de la république islamique d'Iran, ou des mollahs islamistes, soutenu par les sinistres pasdaran, le corps des gardiens de la révolution islamique, qui ont d'ailleurs fait main basse sur l'économie du pays. Ce régime massacre, oppresse, emprisonne, réprime dans le sang toute contestation, viole et condamne à mort.
À chaque fois, nous avons fini par détourner le regard. Cette fois-ci, nous ne pouvons plus le faire. Nous devons aller au-delà des déclarations et des condamnations. Nous apprenons d'horribles nouvelles : des milliers de victimes – certains évoquent 12 000 morts – des centaines, voire des milliers de personnes arrêtées et détenues, des blessés hospitalisés, des personnes condamnées à mort, dont certaines seront pendues dès demain. Le « silence, on tue » n'est plus de mise, il faut agir.
Certes, nous devons encore et toujours saluer le courage inouï des Iraniennes et des Iraniens qui, au péril de leur vie, descendent dans la rue depuis le 28 décembre. Nous devons bien sûr condamner de toutes nos forces les violations systématiques des droits de l'homme et cette violence d'État, comme cela a fini par être fait par plusieurs responsables européens et le chef de l'État. Nous ne devrons jamais cesser d'être aux côtés des combattants de la liberté en Iran !
Monsieur le ministre, il faut agir. Des leviers diplomatiques existent. Quand allez-vous enfin demander que le corps des gardiens de la révolution islamique soit inscrit sur la liste des organisations terroristes ?