Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées . Le décès du docteur Gal est évidemment un drame. J'ai adressé mes condoléances à ses proches ainsi qu'à ses collègues.
Vous m'interrogez sur les actions à mener en faveur de la santé mentale en Guadeloupe, où la prévalence des troubles psychiatriques est particulièrement élevée en raison de facteurs historiques et structurels. Cela implique une pression forte et durable sur les services d'urgences et de psychiatrie.
Dans ce contexte, nous agissons avec détermination pour renforcer l'organisation de la prise en charge en santé mentale et améliorer les parcours de soins.
Sous l'autorité du préfet de région et du directeur général de l'agence régionale de santé, des travaux opérationnels sont engagés. L'objectif est d'améliorer la coordination entre les acteurs, de sécuriser les procédures de prise en charge et d'optimiser l'organisation du transport sanitaire, en particulier dans les situations d'urgence.
Un travail collectif, associant tous les partenaires concernés, est conduit pour fluidifier les parcours – de l'intervention sur la voie publique jusqu'à l'hospitalisation – et pour mieux articuler les réponses entre les services d'urgences et la psychiatrie.
Parallèlement, une action de fond est menée en direction des publics les plus vulnérables, notamment les personnes en grande marginalité : déploiement d'équipes mobiles psychiatrie-précarité, développement de dispositifs d'aller vers, création de lits halte soins santé et de lits d'accueil médicalisés, amélioration de l'accès aux soins et à un hébergement adapté.
Enfin, pour préparer l'organisation des urgences du nouveau CHU de Guadeloupe, nous travaillons sur le projet territorial de santé mentale. L'objectif est clair : renforcer durablement l'offre de santé mentale et mieux répondre aux besoins de la population guadeloupéenne.