Hanane Mansouri Alors que nos finances publiques sont à sec, que les Français voient leurs services publics reculer et leur pouvoir d'achat s'éroder, Emmanuel Macron semble n'avoir qu'une obsession : créer toujours plus de structures et toujours plus de postes payés par l'argent des Français.
Son dernier éclair de génie : la création d'un haut-commissariat à la diversité et aux diasporas. Comme si l'État français ne comptait pas déjà une myriade d'agences et de hauts-commissariats aux copains. Comme si l'Assemblée nationale n'avait pas, il y a quelques semaines à peine, voté en commission la suppression du haut-commissariat à la stratégie et au plan – structure ensuite rétablie pour recaser les oubliés. Car ne soyons pas naïfs, derrière ce nouveau haut-commissariat se dessine une logique bien connue, celle du recyclage politique, du copinage, des arrangements de fin de règne. À un an de la fin de cette longue et interminable décennie macronienne, le président semble vouloir remercier ses collègues d'hier et d'aujourd'hui, en l'occurrence les anciennes ministres de gauche, Mmes Taubira et Vallaud-Belkacem. Ces dernières, par le biais de MM. Faure et Vallaud, maintiennent en vie le gouvernement, pendant que les Français, eux, se serrent la ceinture.
La France est malade des cadeaux politiques, des postes de façade. Elle a besoin de sérieux budgétaire, de transmission culturelle, de réaffirmation de son histoire et de ses valeurs. Elle a besoin d'un État qui assume ses missions régaliennes, pas d'une nouvelle agence déconstructionniste et victimaire, qui produirait des rapports pour dire aux Français qu'il n'y a pas de culture française, ou encore qu'il faut mettre en place des quotas de diversité partout et des Blancs nulle part.