Jordan Guitton La récente publication de l'Insee est alarmante : en 2025, pour la première fois depuis 1945, la France a connu plus de décès que de naissances. Cette baisse démographique touche particulièrement les campagnes – cette France périphérique et abandonnée depuis trop longtemps par les gouvernements successifs, où l'immigration ne peut encore cacher cette triste réalité. À l'image d'un département rural comme celui de l'Aube, plus vous êtes loin de l'agglomération centrale, plus vous perdez d'habitants. Nos villages se vident, nos bassins de vie s'étiolent, et l'équilibre territorial de la nation en pâtit profondément sur les plans humain, économique et, surtout, civilisationnel.
Les Français n'ont pourtant pas renoncé à la famille. Les études de l'Institut national d'études démographiques le montrent clairement : le nombre idéal d'enfants s'élève toujours à plus de 2,3 par couple. Un sondage récent révèle en outre que 35 % des femmes aimeraient avoir davantage d'enfants. Le désir est là, mais il se heurte à des obstacles concrets qui le découragent : pouvoir d'achat, insécurité, coût du logement, gardes d'enfants inexistantes, fermetures d'école, accès à l'emploi, désertification médicale, j'en passe.
Il est temps de dire stop à cette spirale infernale, qui est à l'image de votre bilan macroniste. Il faut agir pour déployer une véritable politique en faveur de la natalité, comme nous le proposons depuis des années au Rassemblement national, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella : priorité nationale pour les allocations et les logements sociaux, part fiscale pleine dès le deuxième enfant, doublement de l'allocation de soutien familial pour les parents isolés, croissance économique. Un pays qui ne fait plus assez d'enfants n'a pas d'avenir !