Guillaume Kasbarian La semaine dernière, à la demande du président de notre groupe, Gabriel Attal, et à l'invitation du député Nicolas Metzdorf, nous nous sommes rendus avec une dizaine de collègues du parti Renaissance en Nouvelle-Calédonie. Nous avons vu un territoire meurtri par les émeutes de 2024, des Français traumatisés, des entreprises détruites, des familles qui vivent encore dans la peur que les violences recommencent, des entrepreneurs qui veulent reconstruire et investir à nouveau dans ce territoire. Nous avons dialogué avec la quasi-totalité des forces politiques, qui ont fait d'immenses concessions pour parvenir à l'accord historique de Bougival ; elles sont allées à l'extrême limite de ce qu'elles pouvaient accepter : la création d'un État et d'une double nationalité, des transferts potentiels de compétences régaliennes.
Nous avons aussi entendu une incompréhension profonde : celle de citoyens qui ont voté trois fois pour rester dans la République française et qui voient aujourd'hui l'État hésiter à faire respecter leur choix démocratique. Nous avons rencontré des Français, nés ou installés en Nouvelle-Calédonie depuis plus de vingt-cinq ans,…