Mathieu Lefèvre, ministre délégué . La justice a été doublement saisie. Une enquête est menée par l'Office français de la biodiversité, et la personne présumée coupable a été entendue le 12 janvier pour s'assurer de l'intentionnalité ou de la non-intentionnalité du délit commis.
Je veux dire la détermination du gouvernement, singulièrement de Mme la ministre Monique Barbut, à préserver la biodiversité et à protéger la population de 200 individus qui se trouve dans l'Est de la France. Ce travail est mené avec WWF, notamment pour remédier aux collisions routières que vous évoquez. Dans cette perspective, le gouvernement lancera dès 2026 une expérimentation, en installant de nouveaux panneaux de signalisation, en lien avec le ministère des transports et celui de l'intérieur, pour signaler spécifiquement le lynx et éviter les collisions.
Je rappelle que, sur le plan judiciaire, la destruction illégale d'une espèce protégée est passible de 150 000 euros d'amende et de trois ans d'emprisonnement. C'est donc un sujet extrêmement lourd et suivi. Votre question me permet également d'apporter tout mon soutien et de souligner tout le mérite du centre Athénas, qui porte secours à la faune sauvage, même s'il n'a malheureusement pas permis de sauver cette femelle lynx.