Arnaud BonnetMonsieur le premier ministre, c'est malheureusement sans surprise que nous avons appris hier que vous avez une nouvelle fois menti sur le budget de l'éducation nationale. Vous avez menti en minimisant les suppressions de postes : vous prévoyez d'en supprimer 438 de plus que prévu dans le second degré, alors même que les classes françaises sont les plus chargées d'Europe. Dans ma circonscription, certaines classes de premier degré comptent presque 30 élèves, tandis que dans d'autres pays, la loi les limite à 24. Les inégalités scolaires explosent. Pourtant, vous utilisez l'argument de la baisse démographique pour justifier ces suppressions – là encore, vous mentez. Entre 2017 et 2023, alors que le nombre d'élèves augmentait dans le second degré, vous avez supprimé plus de 8 000 postes. Selon le Snes, il faudrait créer 10 000 postes supplémentaires pour retrouver le taux d'encadrement de 2017. Vous avez donc présenté un budget mensonger pour cacher une casse du service public encore plus importante que prévu.
Le ministre de l'éducation nationale a également menti, il y a dix jours, lorsqu'il a promis de créer 2 000 postes d'AESH supplémentaires. Il n'en créera finalement que 500, alors que 50 000 élèves en situation de handicap étaient non scolarisés à la rentrée dernière.
Le voilà donc, le bilan des politiques macronistes sur l'éducation nationale : casse du service public, hausse des inégalités scolaires, dégradation de la santé mentale des jeunes, pression scolaire accentuée, démissions massives d'enseignants et précarisation des personnels de l'éducation nationale.
Au bout du compte, vous choisissez de passer en force, en recourant au 49.3. Assumez-vous donc de n'avoir qu'une vision d'économie d'échelle, au détriment du bien-être de nos enfants ?