Jean-Pierre Farandou, ministre. Soyons clairs : le gouvernement ne souhaite pas revenir sur l'acquis que constitue le 1er mai chômé pour l'immense majorité des salariés de notre pays. D'ailleurs, d'après ce que j'ai compris, telle n'est pas non plus l'ambition de la proposition de loi.
Nous connaissons le symbole que représente le 1er mai pour les travailleurs, pour les organisations syndicales et pour les acquis sociaux. En tant que ministre du travail, je partage bien sûr cet attachement.
Toutefois, il est important de sécuriser le cadre juridique. Il faut trouver un équilibre entre le respect du symbole fort que représente le 1er mai et la volonté de permettre à des commerçants de proximité de travailler en toute légalité.
D'ici au 1er mai prochain, nous disposons encore d'un peu de temps pour trouver une solution. Celle-ci émergera-t-elle grâce à l'initiative d'un groupe parlementaire – pourquoi pas le vôtre, d'ailleurs, puisque vous en avez la possibilité ? Sinon, le gouvernement réfléchira aux options qui lui sont offertes.