Catherine IbledMonsieur le ministre du travail et des solidarités, tous les Français n'ont pas la possibilité de se déplacer en transports en commun pour les besoins de la vie de tous les jours. Dans de nombreux territoires périurbains et ruraux, le permis de conduire est absolument nécessaire. Il ne constitue pas seulement un moyen d'accéder à l'emploi mais permet aussi de maintenir les liens sociaux et familiaux, de rompre l'isolement, d'accéder aux services publics essentiels.
Le coût élevé du permis de conduire pour les jeunes, qui pèse souvent sur leurs parents, en fait un investissement lourd. Les données disponibles sont claires : en 2023 et 2024, le permis B a représenté près d'un quart des formations financées par le compte personnel de formation, au bénéfice de près de 1,5 million de personnes. Une enquête de la Dares et de France Compétences montre que le permis a aidé près de trois quarts des bénéficiaires à trouver ou à conserver un emploi.
Le financement du permis de conduire est donc un levier primordial pour favoriser l'autonomie, la socialisation et l'employabilité.
Dans le PLF pour 2026, le gouvernement a choisi de restreindre l'accès au financement du permis par le CPF aux seuls demandeurs d'emploi tout en supprimant l'aide de 500 euros destinée aux apprentis qui ont besoin de se déplacer.
Le groupe Ensemble pour la République demeure attaché à la reconnaissance du travail et de la formation. Fragiliser l'accès à la mobilité, c'est fragiliser à la fois les parcours professionnels et la capacité de nos concitoyens à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.
Nous ne pouvons pas sacrifier la mobilité de la jeunesse. Quelles mesures le gouvernement entend-il appliquer pour accompagner la mobilité des demandeurs d'emploi et des apprentis ?