Louis Boyard Autre source d'embarras pour vous : la semaine dernière, l'opérateur France Travail, qui est sous votre responsabilité, a été condamné à une lourde amende pour avoir laissé fuiter les données de 36 millions de nos concitoyens.
Après une semaine de débat national, vous vous êtes refusé à assumer clairement ce que vous vouliez faire de cette loi. Quelle que soit notre opinion à son sujet, ce n'est pas acceptable. C'est une question de déontologie : il y va de l'honnêteté qu'exige la fonction gouvernementale. On ne fabrique pas la loi dans le dos des Français.
En réalité, vous n'avez jamais eu la volonté de protéger la santé mentale des jeunes, sans quoi vous n'auriez pas supprimé les postes qui permettent justement de l'accompagner, tout comme vous venez de supprimer 4 000 postes d'enseignants dans le dernier budget.