Benoît Blanchard Ma question s'adresse à M. le ministre de l'intérieur.
Le 20 octobre 2025, une tornade d'une violence exceptionnelle a frappé onze communes du Val-d'Oise, notamment Franconville, Ermont, Eaubonne, Saint-Prix et Montlignon, soit cinq des six villes de la quatrième circonscription. Cet événement a provoqué un décès et neuf blessés, ainsi que des destructions massives : habitations éventrées, toitures arrachées, véhicules broyés, infrastructures gravement endommagées. Trois mois plus tard, les cicatrices sont toujours visibles, peu de toitures ont été réparées. Il s'agissait d'un phénomène rare, brutal et imprévisible, classé EF2 à EF3, avec des vents estimés de 180 à 220 kilomètres à l'heure, très au-delà d'une tempête classique.
La France n'avait plus connu de tornade meurtrière depuis 2008. Nous sommes donc face à un événement exceptionnel, tant par son intensité que par ses conséquences humaines. Comme le ministre m'en avait informé lors de nos différents échanges, les communes concernées se sont vu notifier un refus de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle au motif que les tornades relèveraient du régime assurantiel des tempêtes. Or l'article L. 125-1 du code des assurances fonde cette reconnaissance sur l'intensité anormale d'un agent naturel et sur l'impossibilité pour les mesures habituelles d'en prévenir les effets, conditions manifestement réunies. Si la langue française distingue une tempête d'une tornade, pourquoi le droit ne le ferait-il pas ? Une telle décision est incompréhensible pour les sinistrés, confrontés à des indemnisations incomplètes, voire inexistantes. Et il est à craindre que le dérèglement climatique favorise et intensifie la violence des tornades.
Le gouvernement est-il prêt à réexaminer sa décision et à faire évoluer le cadre…