Michel Lauzzana En cette journée mondiale de lutte contre le cancer, je souhaite adresser une pensée à nos concitoyens et à leurs proches qui affrontent avec courage cette maladie, ainsi qu' aux soignants et aux chercheurs.
À mi-parcours, le bilan de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 montre une mobilisation réelle et ambitieuse. Plus de 1,7 milliard d'euros ont été investis – des moyens financiers et humains inédits – grâce à l'engagement du président de la République, au pilotage de l'Institut national du cancer et à l'implication des acteurs du secteur. Plusieurs mesures ont été engagées : le lancement du registre national des cancers au 1er janvier 2026, l'extension du dépistage du cancer colorectal, la généralisation aux élèves de cinquième de la vaccination contre les infections à papillomavirus humains et un meilleur financement de la recherche.
Mais les défis sont encore nombreux. La première des priorités, c'est la prévention primaire, en particulier la lutte contre le tabac et l'alcool, mais aussi contre la sédentarité et la mauvaise alimentation. Malgré toutes les avancées votées ici, elle reste insuffisante.
La seconde concerne les essais cliniques en France. Leur recul limite l'accès à l'innovation thérapeutique, alors que les avancées scientifiques sont nombreuses et marquantes. Le secteur est unanime : nous devons simplifier les procédures, rendre les essais accessibles sur l'ensemble du territoire et réfléchir à un modèle de financement pérenne pour ces innovations. C'est important pour garantir notre souveraineté et répondre aux attentes des patients.
Quelles orientations le gouvernement entend-il suivre dans la deuxième phase de cette stratégie, de 2026 à 2030, pour relever ces défis ?