Mathilde PanotMes premiers mots, au nom du groupe Insoumis, vont à la famille endeuillée de Quentin Deranque, tué en pleine rue à Lyon. Nous n'acceptons pas que la violence physique, d'où qu'elle vienne, soit employée pour régler les conflits. Jamais nous ne l'avons accepté ; jamais nous ne l'accepterons. Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes. Aucun Insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle, c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, et érigent le racisme en principe. Or il n'y a pas plus antirépublicain que cela. Il faut méconnaître l'histoire pour accepter la victimisation de l'extrême droite et prétendre que les violents sont à gauche de cet hémicycle. Il vous aura fallu ce drame pour sortir enfin du silence. Nous ne vous avons pas entendus sur l'assassinat du rugbyman Federico Aramburú, à 2 kilomètres seulement de notre Assemblée, par des militants du GUD, ni sur les douze personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022 !
Monsieur le premier ministre, faire peser sur notre groupe une responsabilité morale imaginaire ne parviendra pas à éclipser votre responsabilité politique réelle. Je le rappelle ici, le maintien de l'ordre public relève de la compétence exclusive de votre gouvernement et non de l'opposition parlementaire. Pourquoi aucun dispositif n'a-t-il été prévu, ce qui a ouvert la voie à tous les débordements, alors que les renseignements territoriaux étaient avertis depuis plusieurs jours de la présence de Némésis ?