Eddy CastermanPermettez-moi, à mon tour, de m'associer à l'hommage rendu à Quentin et d'assurer à sa famille tout notre soutien.
Chaque année, la France signe un chèque de 65 milliards d'euros à des puissances étrangères pour couvrir ses besoins en pétrole et gaz. Chaque année, la nation s'appauvrit de l'équivalent des budgets de la défense et de la justice réunis pour financer sa dépendance à l'Arabie Saoudite, à l'Algérie, aux États-Unis, au Kazakhstan – j'en passe.
Et chaque année, votre gouvernement nous explique que l'unique voie possible pour réduire notre servitude pétrolière et gazière serait de couvrir la France d'éoliennes et de panneaux solaires chinois.
Et pour quel résultat ! Malgré le pacte vert, l'enfer normatif et l'explosion des prix de l'énergie, malgré le saccage de nos paysages et de notre façade maritime, la consommation finale d'énergie de la France dépend toujours à 60 % du pétrole et du gaz importés.
Personne ici ne conteste que nous puissions encore décarboner une partie de notre consommation d'énergie, en poursuivant l'électrification des usages, les investissements dans notre parc nucléaire et dans nos barrages hydrauliques, ou en exploitant la chaleur du sous-sol, grâce à la géothermie. Mais ne nous payons pas de mots : nous n'atteindrons pas l'illusoire neutralité carbone à l'horizon 2050, sauf au prix d'un sabotage de l'économie française.
Face au mur énergétique, l'alternative est claire : soit condamner la France à l'indigence ou à la dépendance ; soit relancer l'exploration et l'exploitation des gisements d'hydrocarbures dans nos outre-mer.
Nous avons choisi : le groupe Rassemblement national et ses alliés d'Identité Libertés soutiennent la proposition de loi du sénateur guyanais Georges Patient, membre de votre majorité, qui vise à abolir la désastreuse loi Hulot et à autoriser de nouveau l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures en Guyane et dans les territoires ultramarins.
Ma question est simple : allez-vous soutenir cette proposition de loi d'urgence et de bon sens, qui concourt à la souveraineté énergétique de la France ?