Éric Michoux Le litre de carburant coûte en moyenne 2,40 euros, dont 1,44 euro de taxes – le député Tanguy parlait tout à l'heure de 2,20 euros, mais le prix a malheureusement augmenté depuis. À un tel niveau, ce n'est pas une taxe, mais un braquage. Le carburant s'installe comme un impôt, sans débat, sans vote et sans démocratie.
Manger ou conduire, il faut choisir : voilà maintenant la réalité du quotidien pour les Français – notamment les infirmières à domicile, les taxis, les artisans, les transporteurs routiers et les travailleurs en général. Dans les territoires ruraux, c'est la double peine : sans voiture, vous ne pouvez pas vivre. Après les ZFE, c'est une nouvelle assignation à résidence.
Écoutez la colère qui gronde ! Ne soyez pas indifférents à la souffrance du peuple de France ! Écoutez les entrepreneurs, écoutez la France qui travaille ! Ils sont déjà saignés par vos impôts. Ils subissent de plein fouet votre hausse des carburants. Réservoirs à sec, frigos à sec, salaires à sec, économie à sec : la France est à sec par votre aveuglement ! L'augmentation du prix des carburants met un coup d'arrêt brutal à notre économie. Les Français renoncent à se déplacer et l'économie tourne au ralenti.
Pourtant, baisser les taxes sur les carburants vous permettrait de redonner du pouvoir d'achat aux Français : ce n'est pas de l'argent perdu, mais de l'argent réinjecté dans l'économie et la consommation, qui crée de la TVA. Allez-vous enfin baisser les taxes sur les carburants comme en Italie, en Espagne et en Suède, où elles sont passées à 5,5 % ?