Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées . Nous savons, dans le territoire où nous sommes toutes deux élues, quelle angoisse se cache derrière les difficultés que rencontrent, pour accéder aux soins, de nombreux citoyens de notre pays. La politique que nous avons promue, ces dernières années, afin d'améliorer la situation consiste à recourir à quatre leviers.
Premièrement, la formation : nous avons augmenté de 27 % le nombre des médecins formés dans notre pays. En novembre débutera la quatrième année d'application du dispositif des docteurs juniors, dont 3 700 viendront en renfort dans les territoires les plus en difficulté.
Deuxièmement, la libération du temps médical, grâce à la coopération accrue entre professionnels, l'apport des assistants médicaux, l'évolution des compétences des infirmiers, que vous avez adoptée et pour laquelle les décrets sont en cours de parution.
Troisièmement, la télémédecine et la télé-expertise, que nous développerons de façon très importante dans les semaines qui viennent.
Quatrièmement, une meilleure répartition, qui sera obtenue par des mesures de solidarité territoriale comme les consultations solidaires, mais aussi par la volonté du premier ministre de soutenir le réseau France Santé, lequel permettra un véritable choc d'accès aux soins. France Santé, que Françoise Gatel et moi soutenons, vise à ce que 5 000 structures soient labellisées d'ici à 2027 ; nous en sommes à 1 500. En ce moment même, la Caisse nationale de l'assurance maladie négocie avec les professionnels afin de concrétiser l'objectif de rendez-vous dans les quarante-huit heures si l'état du patient le réclame, et à trente minutes de chez lui, de telle sorte que chaque Français reçoive une réponse à sa demande de soins. Juste après ces négociations arrivera une deuxième vague de labellisations.
L'amélioration de l'accès aux soins, vous le savez, constitue une priorité de ce gouvernement.