Éric Coquerel Un racisme doublé de mépris de classe à l'encontre d'élus issus de villes populaires et - comble pour vous - Insoumis ou assimilés par vous à La France insoumise.
Bally Bagayoko a concentré tous vos tirs, jusqu'aux saillies sur CNews de ceux qui ont convoqué un imaginaire raciste pour le comparer à un grand singe et la ville de Saint-Denis à une tribu primitive.
Bally Bagayoko a concentré tous les tirs, parce que, maire de la deuxième ville d'Île-de-France, il se revendique héritier de l'immigration et que son programme de rupture a été plébiscité par les électeurs.
Parce que par essence, vous l'estimez illégitime depuis votre supériorité construite de caste, de classe et, consciemment ou pas, de race. Ce dernier concept a été inventé par le système que vous perpétuez, pour asseoir sa domination et justifier l'esclavage et la colonisation.
Oui, diffamer Bally Bagayoko en dénonçant sans preuve ses accointances avec des dealers, c'est du racisme !
Oui, la campagne contre ces nouveaux maires et leurs soutiens, fustigés pour quelques huées, pourtant si fréquentes lors des soirées électorales, c'est du racisme !
« Séditieux », aurait osé le président Macron. « Abject », a dit M. Attal. Oui, les rappels à l'ordre des ministres Nuñez, Amiel et Berger, c'est du racisme !
Une tempête volontaire dans un verre d'eau, sur la foi d'un site d'extrême droite, et voilà Bally Bagayoko faussement accusé d'écarter des fonctionnaires en raison de leur opinion, alors qu'il n'a fait que rappeler leur obligation d'appliquer le programme choisi par les électeurs. C'est un principe évident et le droit d'un maire. Sauf s'il est noir, Insoumis, élu en Seine-Saint-Denis.