Bruno Clavet Voilà, monsieur le ministre de l'intérieur, le degré de sauvagerie politique auquel nous sommes rendus. Ces faits ont un dénominateur commun, bien sûr : il s'agit de l'extrême gauche. Car oui, ces soulèvements insurrectionnels sont ceux d'une extrême gauche de plus en plus radicalisée, qui confond opposition et persécution, et qui transforme chaque événement en prétexte à la violence. Ce qui l'intéresse, au fond, ce n'est pas de faire gagner un projet politique de manière démocratique, mais de faire sécession. Elle ne voit pas dans l'opposition des adversaires politiques, elle y voit surtout des ennemis à abattre.
Chers collègues, voilà le vrai visage du fascisme en France. Cela fait des années que nous vous alertons sur ce danger qui nous guette, mais depuis des années, vous banalisez l'extrême gauche. À force de lui servir de caution, et même de vous allier avec elle, vous avez validé son idéologie dangereuse pour la République.
La loi du 21 mars 2024 a renforcé les sanctions contre les auteurs d'actes visant les élus, mais la protection des candidats en période électorale est quant à elle inexistante. C'est pourquoi il est urgent de mettre fin à ce vide en étendant cette protection et en la garantissant pleinement dès l'entrée en campagne. Ma question est donc simple : que comptez-vous faire pour protéger les candidats qui décident de s'engager, pour et devant les Français, avant qu'il ne soit trop tard ?