Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité . Vous évoquez le fait que l'asphyxie économique de Cuba a beaucoup de conséquences pour la population cubaine, mais aussi pour la stabilité de la région. Je ne peux pas vous laisser dire que la France ne s'y intéresse pas. Depuis 1992, la France a toujours condamné l'embargo et elle continue à le faire au sein de l'Organisation des nations unies.
Dans le cadre du G7, que la France préside actuellement, nous avons engagé un certain nombre d'échanges et d'initiatives sur la question de la stabilité dans la région, donc incidemment sur la situation à Cuba. Sur une proposition de Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, nous avons annoncé une réunion portant très précisément sur cette question, sans doute au mois de juillet.
Nous appelons sans cesse au dialogue, y compris nos partenaires américains. Des pourparlers ont été engagés entre Cuba et les États-Unis, et nous espérons un certain nombre d'avancées. Des réponses ont été apportées par la république de Cuba, notamment l'engagement de libérer cinquante et un prisonniers détenus pour des motifs politiques ; ou encore de permettre à la diaspora cubaine de créer des entreprises dans un certain nombre de secteurs de l'économie, de façon assez ouverte. Ce sont des pas dans la bonne direction, de part et d'autre. La France privilégie ce dialogue et reste disponible, dans le cadre des Nations unies, pour toute aide humanitaire.