Hanane Mansouri Depuis la création du Centre national du cinéma et de l'image animée en 1946, une question perdure : qui distribue les aides aux créateurs et sur la base de quels critères ?
Pour y répondre, une influenceuse nouvellement nommée jury du fonds CNC Talent nous a apporté des éléments ce week-end. Elle explique avec une légèreté assez déconcertante – il ne s'agit après tout que de 800 millions d'euros que l'on utilise chaque année pour financer le CNC – qu'il n'existe en réalité pas de réel critère d'attribution des aides. La concernant, le seul critère est le suivant : si t'es d'extrême droite, pas de thunes ; si t'es mon pote, je sauce le projet.
Quelle indignation de parler de la sorte de l'argent des Français ! Il n'est pas étonnant que le média prétendument indépendant StreetPress, très souvent à charge contre les élus de l'UDR et du Rassemblement national, ait bénéficié de ces financements. Média indépendant, oui, mais avec l'argent des Français, y compris l'argent de ceux qui votent à droite.
En attendant que le gouvernement – peu disposé à économiser l'argent des Français, sauf lorsqu'il s'agit de faire un geste pour les sauver de la flambée des prix du carburant – prenne des dispositions en réponse à cette arnaque du CNC Talent, je me réjouis que la Ligue des libertés ait engagé une procédure pour mettre la lumière sur les critères de sélection du jury et sur les critères d'attribution de ces financements.
Monsieur le Premier ministre, comment justifiez-vous que le CNC et sa caste de créateurs de contenus de gauche s'attribuent le droit d'utiliser l'argent des Français sans rigueur, sans sérieux, et en discriminant les créateurs de contenus qui ne contribuent pas à diffuser leur idéologie ? .