Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations . Les seuls qui doivent avoir honte sont ceux qui, dans notre pays, continuent à considérer le racisme, l'antisémitisme ou les autres discriminations comme étant légitimes. Eux se couvrent de honte. En revanche, au sein du gouvernement, personne, jamais, ne s'est rendu ou ne se rendra complice d'une quelconque manière de racisme, d'antisémitisme ou d'autres discriminations, et ce pour une raison simple qui a été rappelée par M. le premier ministre : nous croyons à la République, à l'universalisme républicain, et comme nous sommes des universalistes, nous ne trions pas, nous ne hiérarchisons pas. Il n'y a pas un racisme qui serait plus grave que l'autre ! Il faut appréhender ensemble tous les racismes, toutes les discriminations. C'est pourquoi, dans un même mouvement, nous sommes capables de condamner tous les faits de racisme, y compris évidemment ceux inacceptables dont le maire de Saint-Denis, M. Bally Bagayoko, a été victime, et même quand ce sont des députés de La France insoumise puisque le gouvernement a fait des signalements au procureur de la République pour dénoncer les courriers que certains d'entre eux ont reçus , parce qu'il n'y a pas de tri, pas de hiérarchie, mais une seule exigence républicaine : celle de combattre dans un même mouvement l'antisémitisme, le racisme et toutes les discriminations. Tout cet hémicycle devrait se comporter de la même manière.