Julien Limongi Le Rassemblement national se réjouit de savoir Cécile Kohler et Jacques Paris libres. C'est un grand soulagement. Nous remercions tous les services diplomatiques qui ont été mobilisés.
À Grandpuits, en Seine-et-Marne, l'usine d'engrais de LAT Nitrogen, où travaillent 115 salariés, fermera cet été. Si on ajoute les emplois indirects et les sous-traitants, c'est tout un tissu économique autour de Nangis que vous abandonnez. Derrière ce chiffre et ce constat, il y a les vies d'hommes et de femmes qui vont perdre leur emploi, souvent sans perspective d'en retrouver un. Face à cela, l'État ne fait rien : pas de réaction, pas de stratégie, pas même un échange avec des salariés qui, pourtant, ont cru en leur usine et se sont battus pour la faire vivre, pour maintenir sa compétitivité malgré toutes les contraintes.
Ce qui arrive à Grandpuits n'est pas un accident, car le décrochage industriel de la France se poursuit. Certes, le contexte international est grave. Mais plus le monde est instable, plus nous devons défendre nos capacités de production. Vous faites exactement le contraire. À Grandpuits, vous laissez fermer une usine stratégique qui produit de l'ammonitrate, c'est-à-dire des engrais utiles à l'agriculture, et de l'alcali, utilisé pour refroidir les centrales nucléaires. Dans le même temps, vous imposez aux industries françaises toujours plus de contraintes – notamment via la taxe carbone – qui alourdissent leurs coûts et les rendent moins compétitives face à leurs concurrents.
Il y a quelques années, vous avez laissé passer cette usine sous pavillon étranger. Demain, la production sera délocalisée en Slovaquie. Voilà le bilan après dix ans de macronisme ! Pourtant, durant la crise du covid, votre gouvernement avait qualifié l'activité de ce site de « vitale pour la nation ». Faut-il comprendre que, pour vous, produire des engrais en France n'est plus stratégique, alors que l'explosion de leur prix étrangle les agriculteurs ?
Vous regardez le navire industriel français dériver, sans jamais reprendre la barre. Pourtant, un pays qui ne produit plus ce dont il a besoin ne maîtrise plus son destin. Allez-vous enfin agir pour Grandpuits, alors que la procédure de licenciement va s'ouvrir demain ? Plus largement, je vous transmets la question simple que m'ont posée les salariés de LAT Nitrogen mobilisés devant leur lieu de travail : combien d'usines comme la leur fermeront, combien d'autres emplois seront sacrifiés avant que vous décidiez enfin de défendre la France et sa souveraineté ?