Laurent Marcangeli À quinze jours du 1er mai 2026, une question reste entière, alors que nous avions un an pour la trancher.
Depuis des décennies, le jour de la fête du travail, des commerçants ouvrent à l'aube, des fleuristes vendent du muguet, des commerçants servent leurs clients. Mais depuis quelques années, ces commerçants, que nous connaissons tous, font l'objet de contrôles et de sanctions qui mettent en péril une pratique pourtant ancrée dans nos habitudes.
C'est pour mettre fin à une insécurité juridique que le Sénat a adopté, il y a un an déjà, une proposition de loi attendue par des milliers de travailleurs, ces travailleurs qui ont envie de travailler, qui ont envie de servir leurs clients, ces professionnels que nos collègues de LFI veulent faire poursuivre en justice – ils l'ont laissé entendre dans leur question – sans considération pour leur travail.
Inscrite seulement vendredi dernier à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, cette proposition de loi a fait l'objet d'une levée de boucliers, fondée sur des arguments inexacts, comme d'habitude. C'est malheureusement le sort réservé ici à beaucoup trop de textes.
Il faut le dire clairement : il n'était nullement envisagé de remettre en cause l'acquis social du 1er mai, qui serait demeuré un jour férié et chômé. La proposition de loi visait seulement à éviter le contentieux que nous avons connu ces dernières années, en permettant aux salariés des commerces concernés de travailler, sur la base du volontariat et en étant payés double.
Hier soir, sous la pression de ceux qui ont réussi à faire croire que nous voulions supprimer la fête du travail, vous avez pris la décision de ne pas convoquer la commission mixte paritaire.