Naïma Moutchou, ministre des outre-mer. Merci pour cette question qui rappelle les enjeux majeurs de la continuité territoriale. Vous l'avez dit, c'est un sujet d'équité, de solidarité et c'est un devoir pour nous, mais je ne partage pas les termes que vous avez employés. Jamais nous ne traiterons nos compatriotes ultramarins comme des citoyens de seconde zone ; c'est là mon combat quotidien.
Nous avons fait de ce sujet une priorité, tant au ministère qu'au sein du gouvernement. Je voudrais vous parler concrètement de l'action menée pour favoriser la mobilité – celle des étudiants, de ceux qui veulent se former, travailler, ou encore de ceux qui souhaitent simplement rendre visite à leur famille. En 2026, nous avons augmenté le budget alloué aux dispositifs de continuité territoriale de 2 millions d'euros, pour atteindre un total de 76 millions d'euros. Cela a permis d'élargir, depuis quelques années, le périmètre des bénéficiaires de ces dispositifs. Désormais, plus des trois quarts des foyers au sein des départements et régions d'outre-mer y ont accès et ont la possibilité de financer jusqu'à 100 % du déplacement, ce qui n'était pas le cas auparavant.
Nous avons progressivement réévalué plusieurs dispositifs pour permettre au plus grand nombre d'en bénéficier. Pour nous, ce n'est pas une charge ou une obligation, mais un devoir naturel. Nous le faisons parce que nous le devons à tous nos compatriotes ultramarins, et nous continuerons.
D'autres actions sont engagées : outre la mise en œuvre des mesures que je vous ai indiquées, des réflexions sont en cours pour toucher davantage de publics fragiles.
Ce que je constate, c'est que cela va dans le bon sens : nous avons doublé le nombre de bénéficiaires en quelques années. Entre 2023 et 2024, le nombre de nos compatriotes ultramarins bénéficiant de ces dispositifs de mobilité a augmenté de 13 %.
Je mentionnerai aussi la lutte contre la vie chère, le prix des billets d'avion ou la question des carburants. Je veux vous assurer que l'ensemble de ces dossiers est pris à bras-le-corps par mon ministère. Vous pouvez compter sur moi. Si vous avez d'autres propositions, je suis prête à les entendre, à les analyser ensemble et à avancer.