Sylvain BerriosDepuis quelques mois, dans le monde du cinéma, une stratégie silencieuse est à l'œuvre et pourrait annoncer la fin programmée des salles de cinéma indépendantes et municipales. Les cinémas de quartier assument un rôle important tant pour le développement du cinéma d'art et d'essai que pour l'accès de tous à la culture, grâce à des tarifs avantageux et à des partenariats locaux noués avec le monde scolaire. Dans le Val-de-Marne, des cinémas tels que Le Lido, à Saint-Maur-des-Fossés, et le Centre des bords de Marne, au Perreux-sur-Marne, chez ma collègue Sandrine Lalanne, sont des exemples précieux.
Le cinéma, qui bénéficie d'un financement public annuel de plus de 1 milliard d'euros, participe pleinement à l'exception culturelle française. Pourtant, les grands groupes ont décidé d'imposer de nouvelles règles de distribution, qui excluent de fait les salles de cinéma municipales et indépendantes, les privant de recettes, au bénéfice exclusif des grands multiplexes. Il n'est pas acceptable que l'argent public bénéficie in fine aux seuls grands multiplexes jusqu'à mettre en péril les salles indépendantes et municipales et l'accès à la culture pour tous. Ma question est simple, madame la ministre : que comptez-vous faire pour garantir aux petites salles indépendantes et municipales un accès équitable aux sorties nationales et permettre à tous les Français d'aller au cinéma ?