Hanane MansouriHier, le président de la République, en déplacement dans l'Ariège, s'est une nouvelle fois illustré par des propos méprisants envers une partie de la classe politique mais surtout envers une immense partie des Français lassés d'être humiliés par le régime algérien. Il a également dénoncé un système de santé qui « marche sur la tête ».
En réalité, depuis neuf ans, il n'a rien fait pour changer ce système. Avant de faciliter l'arrivée de médecins étrangers, stoppons ce système français qui s'avère limitatif pour les étudiants.
Le président tente d'essentialiser la question algérienne en la réduisant à la présence de médecins algériens en France et en nous traitant de « mabouls » – un mot gratifiant venant de lui, sachant qu'Édouard Philippe et Bruno Retailleau, chefs de partis issus de sa majorité, ont voté la proposition de résolution du Rassemblement national dénonçant les accords de 1968.
Il utilise le même argument que pour l'immigration économique. Depuis quarante ans, on nous dit qu'il faut faire venir de la main-d'œuvre étrangère pour les métiers en tension. Pourtant, aucun de ces secteurs n'a été durablement soulagé.
Enfin, ne parlons surtout pas des milliers d'OQTF non exécutées et qui visaient des Algériens – dont certains sont délinquants ou criminels – ni des attaques constantes de l'État algérien envers la France.
Face à tout cela, le président s'écrase. Il tolère qu'un de nos compatriotes, Christophe Gleizes, soit détenu, comme il a toléré récemment la détention de Boualem Sansal, dont la libération ne doit rien à l'action présidentielle.
Non, monsieur le premier ministre, nous ne voulons de guerre avec personne. En revanche, nous voulons un État fort, qui se respecte et se fasse respecter, pas un président qui joue au docteur Maboul – pour reprendre ses mots.
Monsieur le premier ministre, quand le président de la République s'occupera-t-il correctement de nos relations internationales, dernière prérogative qui lui reste ?