Naïma Moutchou, ministre. Dans une période de contraintes budgétaires, c'est un choix politique fort qui démontre l'ambition qu'a le gouvernement de répondre aux nombreux défis des outre-mer : les problèmes de logement, la cherté de la vie, la continuité territoriale, la lutte contre les sargasses, etc.
En matière de logement, 80 % des crédits votés sont d'ores et déjà disponibles. Nous venons de déléguer aux préfets 55 % des enveloppes territorialisées, avec instruction de les consommer rapidement pour que les logements dont nos compatriotes ont besoin sortent vite de terre. Je suis très vigilante à propos de la ligne budgétaire unique, un pilier essentiel de notre action sur lequel je n'ai pas d'annonces à faire à ce stade mais sur lequel je continuerai à informer la représentation nationale et la délégation aux outre-mer que vous présidez.
L'adoption d'un amendement du gouvernement au projet de loi de finances pour 2026 a permis de porter l'enveloppe dédiée à la lutte contre les sargasses à 6,7 millions d'euros, soit 2,5 millions de plus que précédemment. Par ailleurs, le ministère des outre-mer contribue à l'expérimentation de la collecte en mer en Martinique et à la pose de barrages. De plus, nous préparons le plan Sargasses 3, dont les priorités seront le financement – vous avez raison, l'argent est le nerf de la guerre – et les actions visant à mieux empêcher l'arrivée de ces algues sur les côtes, comme c'est désormais le cas en Guyane. Nous sommes vigilants face à ce phénomène et je peux vous annoncer que le futur plan prévoira la possibilité d'une gouvernance guyanaise en la matière. C'est un point prioritaire pour nous. Voilà pour l'essentiel, avant que j'informe plus en détail le président de la délégation aux outre-mer que vous êtes.