Thibaut MonnierJ'aimerais tout naturellement associer mon groupe à l'hommage rendu à nos deux militaires décédés, cette nuit, à Angers.
Monsieur le ministre de l'intérieur, ce week-end, la France entière a assisté, dépitée, à un nouvel épisode de l'impuissance et du laxisme d'État.
À peine l'exercice militaire interarmées et interalliés Orion avait-il été clos par le président de la République que 20 000 teufeurs-électeurs de Louis Boyard et de Jean-Luc Mélenchon transformaient un champ de tir de la direction générale de l'armement en rave-party géante.
À peine vingt-quatre heures après avoir préparé nos forces armées à la guerre de haute intensité, l'État – notre État –, a été humilié par 20 000 teufeurs sur un terrain militaire. Pas moins de six gendarmes ont été blessés.
Partout, les riverains ont déploré la déambulation hagarde de dealers de drogue de synthèse. Partout, des terres agricoles ont été ravagées, aggravant encore un peu plus la détresse des agriculteurs. Ces hommes et ces femmes de la terre, à qui rien n'est jamais pardonné, qui sont harcelés et traqués par l'écologie punitive, ont assisté, impuissants, à la transformation de leurs champs en véritable décharge à ciel ouvert.
Malgré votre communication, malgré vos effets de manche et les multiples verbalisations, le bilan de l'opération est judiciairement rachitique : neuf interpellations débouchant sur seulement cinq gardes à vue.
Pourtant, sans attendre la création d'un délit d'organisation et de participation spécifique aux rave-parties illégales – que nous appelons de nos vœux –, l'article 413-5 du code pénal vous permet de sévir et d'agir : « Le fait […] de s'introduire frauduleusement sur un terrain […] affecté à l'autorité militaire ou placé sous son contrôle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. »
Alors qu'attendez-vous pour agir et pour demander au procureur de la République de poursuivre les organisateurs délinquants afin qu'ils soient traduits devant nos tribunaux et condamnés ? Sans ordre, il n'y a ni liberté, ni justice. Face à l'extrême gauche qui saccage la France rurale et défie l'autorité de l'État, la seule réponse doit être l'ordre, encore l'ordre et toujours l'ordre !