Mereana Reid ArbelotDébut 2026, après des mois de travail budgétaire, le Parlement s'est vu retirer l'une de ses prérogatives essentielles – voter le budget. Dans ce cadre contraint, peu d'amendements inspirés du terrain ont été retenus.
Deux concernaient directement la Polynésie française : 2 millions d'euros pour renforcer la lutte contre l'ice, cette méthamphétamine qui ravage notre pays et nos familles, en consacrant des moyens à la prévention, aux douanes et aux contrôles et en renforçant les effectifs sur le terrain ; un poste supplémentaire pour le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, afin d'accélérer la procédure d'indemnisation.
Ces mesures ont été confirmées dans un courrier que votre ministère a adressé aux parlementaires ultramarins. Or nous sommes en mai, et personne n'a vu la couleur de ces crédits, pourtant inscrits dans le budget – ni le haut-commissariat en Polynésie ni le Civen, qui fonctionne toujours à effectifs constants.
Alors, oui, l'État agit déjà, mais où sont les moyens supplémentaires annoncés, validés, présentés comme acquis ? Je ne reçois que des réponses évasives à mes nombreuses relances, ou des renvois de responsabilité entre ministères. Il n'appartient tout de même pas à un parlementaire de devenir détective budgétaire !
J'aurais préféré consacrer ma question à d'autres sujets importants pour les outre-mer mais, madame la ministre, où sont ces crédits, et quand deviendront-ils une réalité sur le terrain ?