Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. Vous l'avez dit, nous savons certaines choses sur ce virus – c'est plutôt une bonne nouvelle. Il est connu depuis les années 1990 ; sa transmission peut être interhumaine ; il peut rendre malade, très malade, voire provoquer le décès des patients. Vous l'avez dit également, il y a aussi des choses que nous ne savons pas sur ce virus, notamment le lieu où la première personne qui en est décédée a été contaminée. Nous ne disposons pas non plus de la totalité du séquençage du virus, raison pour laquelle, même si les données dont nous disposons pour l'instant sont plutôt rassurantes, nous n'avons pas encore la certitude qu'il n'a pas muté.
Dès l'alerte de l'Organisation mondiale de la santé le 3 mai dernier, avec le ministère, le centre de crise, la direction générale de la santé, Santé publique France, la mission risque épidémiologique, l'Institut Pasteur et des scientifiques, nous nous sommes organisés pour pouvoir apporter des données sûres de manière transparente à nos concitoyens.
Merci pour le soutien que vous apportez à la politique que nous menons avec le premier ministre. Dès le 7 mai, nous avons publié des communiqués de presse et effectué des communications publiques à la télévision ou à la radio. Des réunions se tiennent deux fois par jour à Matignon sur ce sujet.
Je profite de votre question pour remercier tous les acteurs qui sont déjà engagés, tels Santé publique France et les agences régionales de santé, avec lesquelles j'entretiens un lien très étroit. C'est d'ailleurs ce qui a permis d'hospitaliser les patients à risque – j'aurai l'occasion d'y revenir. Enfin, les réorganisations dont vous parlez ne créent aucune difficulté dans notre réponse à la crise.