Cendrine ChazéMerci, madame la présidente !
Monsieur le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, il faut bien mesurer les conséquences de la situation actuelle pour la France qui travaille. Sept Français sur dix utilisent leur voiture pour aller travailler. Dans des territoires ruraux comme le mien, le département de l'Orne, ce sont parfois plusieurs dizaines de kilomètres qu'ils doivent parcourir chaque jour, simplement pour se rendre sur leur lieu de travail et faire vivre leur famille. Pour cette France qui travaille, la hausse des carburants est un choc majeur. Une hausse de 60 centimes sur un litre de gazole, comme c'est le cas depuis plusieurs semaines, représente 30 euros supplémentaires par plein.
Face à ce choc, avec mes collègues de la Droite républicaine et notre président Laurent Wauquiez, nous avons formulé une exigence : la transparence totale sur les recettes supplémentaires perçues sur les carburants. Il serait incompréhensible que l'État engrange davantage de TVA au détriment du pouvoir d'achat de la France qui travaille. Le gouvernement a respecté cette transparence en publiant les chiffres et le premier ministre a assuré que le surplus fiscal serait affecté à des aides pour les Français. De premières aides ciblées ont été annoncées. Cela va dans le bon sens.
Toutefois, alors que le conflit en Iran se prolonge et que le blocage du détroit d'Ormuz perdure, la situation devient intenable pour la France qui travaille. Je pense à ces infirmières libérales, à ces artisans, à ces aides à domicile et à ces salariés aux revenus modestes, situés parfois juste au-dessus des seuils leur permettant d'être éligibles aux aides, notamment celles destinées aux grands rouleurs. Le gouvernement est-il prêt à répondre à l'attente de cette France qui travaille, par exemple avec une mesure simple et immédiate d'allègement du prix à la pompe correspondant aux 10 centimes de TVA supplémentaires que l'État perçoit sur la hausse du litre de gazole ?